J'ai de grands rêves. Ou plutôt, de grands projets. C'est sûr que cette année, mes projets ont évolué... Avant l'ÉNC, mon projet était de devenir une star du rock reconnue internationalement. Aujourd'hui, même si ce projet est toujours là, je dirais que mon champ d'action s'est agrandi. J'ai décidé (et compris) que je serais une personne influente dans le milieu des arts et des médias. Au concret, ça peut paraître un peu flou et imprécis... Eh voilà! C'est exactement ce que je veux. Un projet imprécis. Je sais que j'ai envie de gérer, d'être à la tête ou presque d'un gros projet, d'une équipe. Je sais que j'ai envie de travailler avec des artistes. Je sais que j'ai un grand besoin de m'exprimer par toutes les manières possibles (la musique, l'écriture, les arts visuels, la mode, les médias écrits et parlés). Et surtout, je sais que je serai géniale en faisant tout ça.
Bon, je sais, beaucoup de gens diront que c'est prétentieux de penser comme ça, que ce sont des rêves un peu trop grands, qu'il faut commencer au bas de l'échelle, qu'il faut voir petit pour ne pas être déçus...
Cette semaine, en parlant de tout ça (et de mon éternelle quête existentielle) avec mon père au téléphone, il m'a dit "Tu sais Ariane, tu ne devrais pas trop parler de tes rêves et de tes projets à tout le monde. Parce que quand tu en parles, tout le monde te donne son avis, tout le monde a une opinion sur tout. Et il y aura toujours des gens pour t'écraser. Des briseurs de rêves, il y en a partout". Wow. Ça m'a frappée en plein coeur. Parce que c'est tellement vrai. Des gens pour briser les rêves, et pour te dire "JE TE L'AVAIS BIEN DIS" si tu échoues, il y en a des masses. Parce qu'ils ont peur, parce qu'ils sont jaloux, parce qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent... Un mot, et vlan! ils t'écrasent tes aspirations au visage.
Je connais tout ça, je l'ai vécu et je le vis encore. Quand tu as 16 ans, que tu n'as jamais touché à un instrument de ta vie (sauf la célèbre flûte Yamaha évidemment), et que soudain tu dis à tout le monde "Je joue de la guitare et j'ai commencé à écrire mes propres chansons", les gens te rient au visage et ne te prennent vraiment pas au sérieux. La musique, ça a souvent été considéré chez moi comme un passe-temps qui justement, passerait avec le temps, et un autre hobby prendrait sa place. La plupart de mes amis et des membres de ma famille n'ont pas été très attentifs au début. Ils m'écoutaient d'une oreille distraite, en se disant probablement que c'était un peu ridicule... Il a fallu que je leur tienne tête, que je m'assume et que je continue.
Et voilà, 5 ans plus tard, je suis dans un appartement qui pue, très loin de chez moi, et dans un mois j'aurai terminé ce qui aura probablement été la plus grande aventure de ma vie, avec des figures marquantes de la scène québécoise. Si je les avais écouté, ces briseurs de rêves, Dieu seul sait tous ces instants magnifiques à côté desquels je serais passée...
Soyez fiers de vos rêves.
You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one, I hope someday you'll join us and the world will live as one.
Ce n'est pas moi qui l'ai dit! ;)
mercredi 6 mai 2009
dimanche 3 mai 2009
Vive les garçons!
Ce matin, en marchant jusqu'au travail, j'écoutais sur mon lecteur mp3 "Jeune demoiselle recheeeeerche un mec morteeeeeeel", ce hit de Diam's qu'on adore ou qu'on déteste (moi j'adore, c'est tellement bonbon!). Après avoir vu quelques-uns des hommes de ma vie ces derniers jours, je me rend compte à quel point c'est génial d'avoir des bons gars autour de soi. J'aime beaucoup passer du temps avec des gars... Même si rien ne remplace une vraie amie de fille à qui on peut tout dire, un ami de gars est toujours honnête avec toi, ne passe pas par quatre chemins et se fout un peu de tes émotions (dans le bon sens!!). C'est toujours plus compliqué, une relation avec une fille... En tout cas, comme je me connais, je sais que ça ne doit pas être toujours facile pour mes amies de fille de m'entendre ressasser mes crises existentielles (et capillaires); j'aborde rarement ce genre de sujet avec les gars, parce qu'ils ne me disent pas nécessairement ce que je veux entendre ;) ! Donc c'est habituellement plus léger entre gars!
Tout ça pour dire que j'aimerais bien ça avoir un gars dans mon quotidien. C'est utile pour plein de trucs : clouer des clous, tuer des araignées, ouvrir le foutu pot de sauce pour pâtes alors que ça fait 20 minutes que tu tentes de l'ouvrir avec tes bras de fille faiblotte et que tu maudits le ciel de ne pas avoir de mari (fait vécu), réinstaller le rideau quand il est tombé en bas de son support (autre fait vécu)... Je ne me vois pas vivre avec quelqu'un 24h/24, mais j'aimerais bien avoir un gars chez moi quelques jours par semaine. Je harcèle d'ailleurs Mathieu depuis quelques semaines pour qu'il vienne passer quelques jours chez moi pour me faire à manger (je vous ai parlé de son pain doré? j'en rêve encore). En plus, c'est sécurisant un gars. Pour marcher dans la rue tquand il fait noir, pour répondre à la porte ou au téléphone tard dans la soirée, pour te tenir la main dans une grande foule, pour t'accompagner dans les bars pour ne pas se faire harceler par des vieux obsédés (je suis légèrement parano et peureuse)...
Dans un autre ordre d'idée, la boutique Le Garage a ENFIN reçu des lunettes en coeur blanches! Pour seulement 6 DOLLARS pouvez-vous croire? Mon amie accro du shopping Émilie s'en est acheté une paire, et elle m'accompagne cette semaine pour que j'aille en chercher. J'AI TROP HÂTE J'EN CHERCHE DEPUIS DES SIÈCLES!!!!
J'ai fait de belles petites emplettes avant-hier avec ma maman... On dira ce qu'on voudra, je cite Émilie: "Le Wal-Mart est la capitale de la mode à bas prix!". J'y ai trouvé deux t-shirts et des leggings mauve, et une camisole à l'Aubainerie. J'adore le shopping!
Tout ça pour dire que j'aimerais bien ça avoir un gars dans mon quotidien. C'est utile pour plein de trucs : clouer des clous, tuer des araignées, ouvrir le foutu pot de sauce pour pâtes alors que ça fait 20 minutes que tu tentes de l'ouvrir avec tes bras de fille faiblotte et que tu maudits le ciel de ne pas avoir de mari (fait vécu), réinstaller le rideau quand il est tombé en bas de son support (autre fait vécu)... Je ne me vois pas vivre avec quelqu'un 24h/24, mais j'aimerais bien avoir un gars chez moi quelques jours par semaine. Je harcèle d'ailleurs Mathieu depuis quelques semaines pour qu'il vienne passer quelques jours chez moi pour me faire à manger (je vous ai parlé de son pain doré? j'en rêve encore). En plus, c'est sécurisant un gars. Pour marcher dans la rue tquand il fait noir, pour répondre à la porte ou au téléphone tard dans la soirée, pour te tenir la main dans une grande foule, pour t'accompagner dans les bars pour ne pas se faire harceler par des vieux obsédés (je suis légèrement parano et peureuse)...
Dans un autre ordre d'idée, la boutique Le Garage a ENFIN reçu des lunettes en coeur blanches! Pour seulement 6 DOLLARS pouvez-vous croire? Mon amie accro du shopping Émilie s'en est acheté une paire, et elle m'accompagne cette semaine pour que j'aille en chercher. J'AI TROP HÂTE J'EN CHERCHE DEPUIS DES SIÈCLES!!!!
J'ai fait de belles petites emplettes avant-hier avec ma maman... On dira ce qu'on voudra, je cite Émilie: "Le Wal-Mart est la capitale de la mode à bas prix!". J'y ai trouvé deux t-shirts et des leggings mauve, et une camisole à l'Aubainerie. J'adore le shopping!samedi 2 mai 2009
La gratitude
Les derniers jours ont été comme un voyage dans le temps, en mieux! J'avais vraiment besoin de retourner à la maison, me ressourcer, prendre des forces pour les dernières semaines d'école.
Je suis arrivée chez moi lundi soir, après autobus/métro/autobus/voiture avec papa. Pour bien commencer mon séjour, une petite soirée à l'Azile avec Ève, Ursule, mon frère et d'autres amis. Rien de compliqué, juste de la jasette tranquille, des fous rires...
Mardi: grosse journée. Le matin, on avait une petite formation de comptabilité avec le band, pour savoir comment gérer notre subvention et tout. Ensuite, on est allé au Studio Victor, afin de régler les paiements. Juste comme on arrivait (après s'être perdus pendant une heure, vive les GPS!), Dumas était là dehors à parler au cellulaire. Wow! Ensuite on monte au studio, on rencontre Gaétan qui est trop sympathique, puis il nous fait visiter le studio A, le plus sophistiqué... Superbe, avec les murs en bois, un grand piano à queue... On n'a pas pu voir le B où on va enegistrer, car Dumas y était! On a vu aussi la salle de mixage et d'autres trucs... Partout il y avait les disques d'or de plein d'artistes qui y ont enregistré leur album : Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Éric Lapointe, etc. C'était assez impressionnant merci! On a fini ça au resto pour fêter ça.
Mercredi = meilleure journée au monde. Mathieu arrive chez moi super tôt, il me fait du pain doré (le meilleur juste après celui de Kasmira!!), puis après on s'en va au Cégep flâner au département de musique. Une chanteuse nous dit "Avez-vous croisé Véro& Elle est en haut." On monte en courant jusqu'au local de musique, on ouvre la porte, Véro est là, dos à la porte. On lui tappe sur l'épaule, elle se retourne et.... AAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH! C'est la folie! Quelqu'un dit "Fermez la porte!!" (Il y a des classes autour, il faut quand même faire attention ahah). Et là, entre les longues minutes d'émotion et de rire, on entend en background: "Qu'est-ce qui se passe?" "Ben voyons, c'est Véro et Ariane, une est à Ottawa et l'autre à Granby, elle ne se sont pas vues depuis super longtemps!". C'était flatteur de voir qu'on n'avait pas perdu notre statut d'institution du département! Ensuite, Ève est venue nous rejoindre, et on est allé manger tous les quatre. C'était vraiment étrange... La dernière fois qu'on s'était tous retrouvé ensemble, ce devait être il y a deux ans. On a vieilli, embelli aussi, mais quand même, c'était comme avant. Mieux même. Ensuite, le soir, c'était le bal costumé à l'Azile! Bon, on n'était que quelques-uns à être déguisés, mais on a vraiment ri! On a dansé, joué au limbo, joué au pool (je suis vraiment pourrie...), et surtout beaucoup ri et déconné! Ça faisait TELLEMENT du bien de juste PARLER FORT et que personne ne s'en formalise, que ce soit juste normal et drôle. Je me sentais vraiment à ma place, vraiment chez moi.
Jeudi, on s'est retrouvé au Faste-Fou, tous un peu pâles de la soirée d'avant, parce que je ne pouvais pas partir sans manger un bon burger mexicain au tofu et des frites. Ensuite, je suis allée chez la coiffeuse avec Antoine, et puis on a pratiqué pour notre spectacle du 6 juin. On était vraiment fatigués, mais on s'en est sorti! Je me suis couchée tôt car le lendemain je repartais le matin vers Repentigny, où ma maman allait me chercher, et j'ai passé la journée avec elle à Montréal avant de repartir.
Cette semaine a été vraiment magique. Alors que je suis de retour ici à Granby, dans mon appartement, j'ai peine à croire que ces derniers jours sont bien réels. J'ai ressenti, pour la première fois depuis très longtemps, l'amour. Un amour inconditionnel entre une bande de fous passionnés et tous plus colorés les uns que les autres. J'ai aussi eu beaucoup d'encouragement de la part de mes amis. Ils m'ont dit qu'ils étaient fiers de moi, que j'ouvrais un peu le chemin pour eux... Ça me touche énormément. Je ne serai jamais assez reconnaissante pour tout ce support. Ça me donne le courage de terminer ce que j'ai entamé en septembre, parce que je sais que mes proches sont derrière moi et qu'ils sont fiers de ce que je fais, même si ça veut dire que je suis loin, que je manque les spectacles de fin d'années et les fêtes, que je ne suis pas là au quotidien. Des fois je me demande si ça vaut vraiment la peine de passer à côté de tout ça, j'ai peur que les gens que j'aime m'oublient... Mais non, chacun fait son bout de chemin, tout le monde évolue, mais les sentiments restent intacts, s'il ne sont pas plus forts. Je pense que cette année, tout le monde aura grandi, ça n'a été facile pour personne, il y a eu des moments très difficiles... Eh bien, j'ai le sentiment profond que de grandes choses nous attendent, mes amis, et nous serons tous près les uns des autres pour les partager.
C'est important la gratitude.
Merci mes amis.
Merci la vie!
Je suis arrivée chez moi lundi soir, après autobus/métro/autobus/voiture avec papa. Pour bien commencer mon séjour, une petite soirée à l'Azile avec Ève, Ursule, mon frère et d'autres amis. Rien de compliqué, juste de la jasette tranquille, des fous rires...
Mardi: grosse journée. Le matin, on avait une petite formation de comptabilité avec le band, pour savoir comment gérer notre subvention et tout. Ensuite, on est allé au Studio Victor, afin de régler les paiements. Juste comme on arrivait (après s'être perdus pendant une heure, vive les GPS!), Dumas était là dehors à parler au cellulaire. Wow! Ensuite on monte au studio, on rencontre Gaétan qui est trop sympathique, puis il nous fait visiter le studio A, le plus sophistiqué... Superbe, avec les murs en bois, un grand piano à queue... On n'a pas pu voir le B où on va enegistrer, car Dumas y était! On a vu aussi la salle de mixage et d'autres trucs... Partout il y avait les disques d'or de plein d'artistes qui y ont enregistré leur album : Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Éric Lapointe, etc. C'était assez impressionnant merci! On a fini ça au resto pour fêter ça.
Mercredi = meilleure journée au monde. Mathieu arrive chez moi super tôt, il me fait du pain doré (le meilleur juste après celui de Kasmira!!), puis après on s'en va au Cégep flâner au département de musique. Une chanteuse nous dit "Avez-vous croisé Véro& Elle est en haut." On monte en courant jusqu'au local de musique, on ouvre la porte, Véro est là, dos à la porte. On lui tappe sur l'épaule, elle se retourne et.... AAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH! C'est la folie! Quelqu'un dit "Fermez la porte!!" (Il y a des classes autour, il faut quand même faire attention ahah). Et là, entre les longues minutes d'émotion et de rire, on entend en background: "Qu'est-ce qui se passe?" "Ben voyons, c'est Véro et Ariane, une est à Ottawa et l'autre à Granby, elle ne se sont pas vues depuis super longtemps!". C'était flatteur de voir qu'on n'avait pas perdu notre statut d'institution du département! Ensuite, Ève est venue nous rejoindre, et on est allé manger tous les quatre. C'était vraiment étrange... La dernière fois qu'on s'était tous retrouvé ensemble, ce devait être il y a deux ans. On a vieilli, embelli aussi, mais quand même, c'était comme avant. Mieux même. Ensuite, le soir, c'était le bal costumé à l'Azile! Bon, on n'était que quelques-uns à être déguisés, mais on a vraiment ri! On a dansé, joué au limbo, joué au pool (je suis vraiment pourrie...), et surtout beaucoup ri et déconné! Ça faisait TELLEMENT du bien de juste PARLER FORT et que personne ne s'en formalise, que ce soit juste normal et drôle. Je me sentais vraiment à ma place, vraiment chez moi.
Jeudi, on s'est retrouvé au Faste-Fou, tous un peu pâles de la soirée d'avant, parce que je ne pouvais pas partir sans manger un bon burger mexicain au tofu et des frites. Ensuite, je suis allée chez la coiffeuse avec Antoine, et puis on a pratiqué pour notre spectacle du 6 juin. On était vraiment fatigués, mais on s'en est sorti! Je me suis couchée tôt car le lendemain je repartais le matin vers Repentigny, où ma maman allait me chercher, et j'ai passé la journée avec elle à Montréal avant de repartir.
Cette semaine a été vraiment magique. Alors que je suis de retour ici à Granby, dans mon appartement, j'ai peine à croire que ces derniers jours sont bien réels. J'ai ressenti, pour la première fois depuis très longtemps, l'amour. Un amour inconditionnel entre une bande de fous passionnés et tous plus colorés les uns que les autres. J'ai aussi eu beaucoup d'encouragement de la part de mes amis. Ils m'ont dit qu'ils étaient fiers de moi, que j'ouvrais un peu le chemin pour eux... Ça me touche énormément. Je ne serai jamais assez reconnaissante pour tout ce support. Ça me donne le courage de terminer ce que j'ai entamé en septembre, parce que je sais que mes proches sont derrière moi et qu'ils sont fiers de ce que je fais, même si ça veut dire que je suis loin, que je manque les spectacles de fin d'années et les fêtes, que je ne suis pas là au quotidien. Des fois je me demande si ça vaut vraiment la peine de passer à côté de tout ça, j'ai peur que les gens que j'aime m'oublient... Mais non, chacun fait son bout de chemin, tout le monde évolue, mais les sentiments restent intacts, s'il ne sont pas plus forts. Je pense que cette année, tout le monde aura grandi, ça n'a été facile pour personne, il y a eu des moments très difficiles... Eh bien, j'ai le sentiment profond que de grandes choses nous attendent, mes amis, et nous serons tous près les uns des autres pour les partager.
C'est important la gratitude.
Merci mes amis.
Merci la vie!
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